L'IA sous contrôle
Vos équipes utilisent déjà l'IA générative, souvent avec des outils grand public que personne n'a choisis. Veyan vous aide à savoir ce qui se passe, à fixer la règle et à tenir les obligations de l'AI Act.
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47 %
des salariés du privé utilisent l'IA générative au travail.
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61 %
d'entre eux passent par des outils grand public.
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10 %
seulement signalent une charte ou un comité d'éthique sur l'IA.
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23 %
ont reçu une formation à un usage responsable.
Ce que vous ne voyez pas
- Des comptes personnels ouverts sur des outils d'IA, que votre service informatique ne peut ni suivre ni fermer au départ d'un collaborateur.
- Une réponse d'IA non vérifiée circule ensuite dans l'entreprise comme une donnée validée.
- Personne n'organise la maîtrise de l'IA par vos équipes, alors que l'article 4 de l'AI Act vous le demande.
Ce que vous laissez passer
- Des usages qui font déjà gagner du temps, trouvés seuls et jamais partagés.
- Les salariés formés sont 90 % à utiliser l'IA, contre 47 % en moyenne, selon le même observatoire.
- Un gain de productivité qui ne demande qu'à être organisé et outillé.
Cinq usages que nous rencontrons
Ils partent tous d'une bonne intention et exposent pourtant des données personnelles ou stratégiques.
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Un commercial
colle votre grille tarifaire et son compte rendu de rendez-vous pour rédiger une proposition plus vite.
Risque : Votre politique de prix et le nom du client sortent de l'entreprise, chez un éditeur que vous n'avez pas choisi.
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Un assistant de direction
dépose le contrat d'un client dans un outil en ligne pour en obtenir un résumé.
Risque : Un document couvert par une clause de confidentialité part chez un tiers que ce contrat n'autorise pas.
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Un manager
prépare un entretien annuel ou trie des candidatures avec une IA grand public.
Risque : Des données personnelles de salariés ou de candidats, pour un usage que l'AI Act classe à haut risque à partir du 2 décembre 2027.
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La comptabilité
fait analyser un tableau de résultats avant sa présentation au comité de direction.
Risque : Des chiffres non publiés circulent hors de l'entreprise avant leur communication officielle.
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Un développeur
fait relire le code de votre application par un service qu'il a choisi lui-même.
Risque : La logique métier de votre application et vos secrets techniques quittent votre périmètre.
Une semaine pour reprendre la main
Le DiagFlashIA est conçu pour les dirigeants qui veulent y voir clair sans projet informatique : trois heures de votre temps, cinq minutes par collaborateur, et une règle écrite à la sortie.
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Le relevé humain et technique
Jours 1 à 3
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La charte IA
Jours 3 à 5
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Le rapport d'opportunités et de risques
Jours 4 à 5
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Le parcours de sensibilisation
En option
L'AI Act, étape par étape
Le règlement (UE) 2024/1689 sur l'intelligence artificielle s'applique par étapes. L'Omnibus numérique, règlement (UE) 2026/1744 en vigueur depuis le 27 juillet 2026, a reporté les obligations des systèmes à haut risque, ajouté deux usages interdits et réécrit l'article 4.
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Entrée en vigueur
Publié au Journal officiel le 12 juillet 2024, le règlement entre en vigueur et fixe son calendrier d'application.
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Usages interdits et maîtrise de l'IA
Articles 5 et 4 : pratiques interdites, et mesures pour favoriser la maîtrise de l'IA par votre personnel.
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Modèles d'usage général
Obligations des fournisseurs de modèles, dont ceux des grands outils grand public.
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Transparence
Article 50 : les fournisseurs signalent l'échange avec une IA et marquent les contenus produits ; les entreprises utilisatrices signalent les hypertrucages.
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Vous êtes ici octobre 2026
Deux nouveaux usages interdits
Article 5 complété : générer des images, vidéos ou sons intimes réalistes d'une personne sans son consentement, ou des contenus pédopornographiques. Les fournisseurs d'outils génératifs déjà sur le marché doivent aussi marquer leurs contenus.
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Haut risque, annexe III
Recrutement, évaluation des salariés, accès à des services essentiels : systèmes à documenter et à superviser.
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Haut risque, annexe I
Systèmes d'IA intégrés à des produits déjà réglementés, comme les dispositifs médicaux ou les jouets. Pour les machines, les exigences passeront par le règlement (UE) 2023/1230.
Ce qui s'applique déjà à vous
- Article 4 : prendre des mesures pour favoriser la maîtrise de l'IA par votre personnel.
- Article 5 : renoncer aux usages interdits, dont la reconnaissance des émotions sur le lieu de travail.
- Article 50 : signaler les hypertrucages que vous diffusez, et les textes produits par une IA que vous publiez pour informer le public, sauf relecture sous votre responsabilité éditoriale.
Ce qui arrive
- Au 2 décembre 2026, deux nouveaux usages interdits : créer des contenus intimes d'une personne sans son consentement, et des contenus pédopornographiques.
- Au 2 décembre 2027, le tri de candidatures et l'évaluation des salariés deviennent des usages à haut risque : supervision humaine, traçabilité, information des salariés et de leurs représentants.
- Le calendrier a déjà été décalé une fois et peut encore évoluer.
L'article 4 ne prévoit pas d'amende propre. Après un incident, la preuve de ces mesures (plan et suivi de formation) fera pourtant partie des premières pièces demandées par un contrôleur, un assureur ou un avocat.
Sources : règlement (UE) 2024/1689 ; règlement (UE) 2026/1744, publié au Journal officiel de l'Union européenne le 24 juillet 2026.
Les référentiels, et ce qu'ils changent pour vous
Au-delà du règlement, le RGPD s'applique déjà et des normes internationales donnent une méthode. Nous nous appuyons sur elles pour que votre démarche tienne face à un auditeur.
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RGPD
Applicable depuis le 25 mai 2018
Règlement (UE) 2016/679
En savoir plus sur RGPD
Dès qu'un outil d'IA traite une donnée personnelle : minimisation (article 5), base légale (article 6), droit de ne pas subir une décision entièrement automatisée (article 22), analyse d'impact pour les usages à risque (article 35), encadrement des transferts hors de l'Union (chapitre V). Amendes jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires mondial (article 83).
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ISO/IEC 42001
Publiée en 2023, certifiable
Système de management de l'intelligence artificielle
En savoir plus sur ISO/IEC 42001
Le pendant de l'ISO/IEC 27001 pour l'IA : politique, rôles, appréciation des risques et amélioration continue. Le cadre pour gouverner vos usages de l'IA, et pour le prouver.
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ISO/IEC 27090
Approuvée, en cours de publication depuis août 2026
Cybersécurité et intelligence artificielle : menaces et compromissions visant les systèmes d'IA
En savoir plus sur ISO/IEC 27090
La sécurité des systèmes d'IA eux-mêmes : empoisonnement des données d'entraînement, évasion, extraction du modèle, inférence d'appartenance, injection de requêtes. À prendre en compte dès que vous déployez un assistant ou un agent d'IA.
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ISO/IEC 42005
Publiée en mai 2025
Analyse d'impact des systèmes d'intelligence artificielle
En savoir plus sur ISO/IEC 42005
Évaluer les effets d'un système d'IA sur les personnes et les groupes concernés avant son déploiement, puis tout au long de sa vie.
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ISO/IEC 23894
Publiée en 2023
Gestion des risques liés à l'intelligence artificielle
En savoir plus sur ISO/IEC 23894
La démarche de gestion des risques de l'ISO 31000, adaptée aux risques propres à l'IA.
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ANSSI
Publiées le 29 avril 2024
Recommandations de sécurité pour un système d'IA générative (ANSSI-PA-102)
En savoir plus sur ANSSI
Les mesures de sécurité recommandées par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, de l'entraînement d'un modèle à son exploitation.
Nos analyses sur l'IA
Les articles de nos consultants sur les usages de l'IA et leurs risques.
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Shadow IA : reprendre le contrôle de l’IA en entreprise
Shadow IA : quand vos collaborateurs utilisent l'IA sans cadre, c'est votre patrimoine informationnel qui est exposé. Comment passer d'un usage subi à une adoption gouvernée.
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IA génératives et risque cyber en entreprise
Les IA génératives produisent du contenu de façon autonome à partir d’une demande textuelle humaine. Elles multiplient les promesses, mais obligent aussi les entreprises à revoir leurs pratiques de cybersécurité.
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Deepfakes : peut-on encore croire ce que l’on voit ?
La prolifération de contenus falsifiés (deepfakes) menace la confiance dans l’information, alimente la désinformation et ouvre la voie à des usages malveillants qui concernent aussi bien les sphères politiques, économiques que personnelles.
Cadrer vos usages dans la durée : notre accompagnement en gouvernance de l'IA
Questions fréquentes
L'AI Act s'applique-t-il à une entreprise qui se contente d'utiliser des outils d'IA ?
Oui. Le règlement vous qualifie alors de « déployeur » : vous devez favoriser la maîtrise de l'IA par votre personnel (article 4), renoncer aux pratiques interdites (article 5) et respecter les obligations de transparence (article 50). Les obligations les plus lourdes visent les fournisseurs et les systèmes à haut risque.
Qu'est-ce que le Shadow IA ?
L'usage d'outils d'IA par les collaborateurs sans validation ni cadre de l'entreprise, souvent avec des comptes personnels et des données internes. Il part presque toujours d'une bonne intention et reste le plus souvent invisible pour la direction.
Faut-il interdire l'IA générative dans l'entreprise ?
Une interdiction générale pousse les usages vers les téléphones personnels et les rend invisibles. Il vaut mieux savoir ce qui est utilisé, fixer une règle écrite et proposer des outils validés.
Quelle différence entre ISO/IEC 42001 et ISO/IEC 27090 ?
ISO/IEC 42001 organise la gouvernance de l'IA dans l'entreprise : c'est un système de management, certifiable. ISO/IEC 27090 traite de la sécurité des systèmes d'IA face aux attaques qui leur sont propres, comme l'injection de requêtes ou l'empoisonnement des données.
Que risque une entreprise qui ne fait rien ?
Au titre du RGPD, jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires mondial, et avant même l'amende, la limitation ou l'interdiction du traitement en cause. Au titre de l'AI Act, le recours à une pratique interdite expose à une amende pouvant atteindre 35 millions d'euros ou 7 % du chiffre d'affaires mondial (article 99). Le risque le plus fréquent reste la fuite de données confiées à un outil que personne n'a choisi.
Par où commencer ?
Par un état des lieux : quels outils sont utilisés, par qui et avec quelles données. C'est l'objet du DiagFlashIA, mené en une semaine avec trois heures de votre temps.
Comment encadrer l'utilisation de l'IA en entreprise ?
En trois gestes : savoir quels outils sont utilisés, par qui et avec quelles données ; fixer une règle écrite, la charte IA, avec les usages autorisés et les données interdites ; proposer des outils validés à la place des comptes personnels. La formation des équipes complète le dispositif et répond à l'obligation de maîtrise de l'IA de l'article 4 de l'AI Act.
Comment maîtriser les risques liés à l'IA générative ?
Identifiez d'abord les risques propres à vos usages : fuite de données confiées à un outil externe, erreurs dans les contenus produits, atteinte à la propriété intellectuelle, attaques propres à l'IA comme l'injection de requêtes. Traitez-les par des règles d'usage, des outils validés aux paramètres maîtrisés, une vérification humaine des contenus et une revue régulière des nouveaux usages.
Comment sécuriser l'utilisation de ChatGPT ou Copilot en entreprise ?
Préférez les offres professionnelles, administrées par l'entreprise, aux comptes personnels, et vérifiez leurs conditions : usage de vos données pour l'entraînement, lieu d'hébergement, durée de conservation. Pour Copilot, contrôlez d'abord les droits d'accès de Microsoft 365 : l'assistant voit ce que voit l'utilisateur. Fixez enfin dans la charte les données qui ne doivent jamais être saisies.
Savoir ce que vos équipes font de l'IA
Une semaine, trois heures de votre temps, une charte prête à diffuser et un rapport d'opportunités et de risques.